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"Leur parole et la nôtre du 2/11/2009"

"Leur parole et la nôtre" du 29/03/2009

"Leur parole et la nôtre" du 18/03/2009

Mis en ligne le 2 novembre 2009:
Jeudi
22 octobre 2009, à La Barthe de Neste, les associations de lobying NTP et Euro-Sud Transport avaient invité les maires du Pays des Nestes à assister à une réunion d'information sur la NTP (ou peut-être faudrait-il dire à une séance de lavage de cerveaux ?).
Le flop infligé à l'association NTP lors de sa réunion publique d'information du 13 novembre 2008 à St Lary où les opposants au projets étaient plus nombreux (et virulents) que le restant de l'assistance a dû amener NTP à être plus discrète dans sa publicité (invitations uniquement par courrier adressés aux maires et aucune annonce dans les médias) et plus sélective pour ce qui est du "public" trié sur le volet !
Par leur exercice de communication, NTP et EURO-SUD TRANSPORT ont fait là la démonstration de leur incapacité à mener une véritable information vers le grand public.
Malgré la confidencialité de cette réunion, nous avons pu prendre connaissance de son contenu grace à l'article de la Dépêche du Midi du 27 octobre 2009, le communiqué de presse du Collectif des Élus de la Vallée d'Aure et, enfin, le compte-rendu d'un adhérent d'ÉPINE qui assistait à la réunion

Publié sur la Dépêche du Midi le 27 octobre 2009 :

Témoignage d'un adhérent d'EPINE :

Je crois qu’il est grand temps que je donne mes impressions aux adhérents d’EPINE sur cette réunion organisée par NTP le 22/10 à l’attention des maires du Pays des Nestes.

Malgré l’échec de la mobilisation des membres d’EPINE pour manifester lors de cette réunion, je ne regrette pas forcément l’absence de troubles extérieurs. Si NTP n’avait pas pu mener cette réunion comme ils l’entendaient, ils auraient eu le rôle facile de victime et un écho plus large dans la presse.

J'ai eu la "chance" de pouvoir assister, le courage (ou l'inconscience) d'aller jusqu'au bout de la réunion et de poser ma question précédée de ma petite déclaration (vous trouverez le texte ci-dessous). Certes la salle était loin d’être pleine, 25 ou 30 maires présents, à priori pas de Conseillers Généraux, à part M. Henri FORGUES présent à la tribune. Certaines interventions étaient longues et fastidieuses, mais d’autres, comme celle de Jean-Philippe Baklouti, furent synthétiques avec des arguments concrets, apportant des pierres à l’édifice "des responsables politiques favorables au projet de NTP" (c’est ainsi qu’ils se désignent dans l’invitation !). 

Je persiste donc à croire que ma présence était justifiée. Sans chercher à obtenir un débat ni à convaincre les intervenants à la tribune, je me suis exprimé en tant que représentant du maire de Labastide, en m’adressant principalement aux élus présents dans l'assemblée :


Je suis Eric Lemarchand, conseiller municipal à Labastide, et je représente le maire. Je voudrais rappeler que le conseil municipal de Labastide a voté, à l’unanimité, contre la TCP. 
J’aimerais faire une ou deux remarques sur les interventions:
- Les techniciens, en tant que professionnels du génie, n’ont aucun doute sur la faisabilité du chantier. Rien de surprenant puisqu’ils sont susceptibles de réaliser les travaux. La difficulté de percer un tunnel dans un massif karstique a été évoquée par M. Piraud, il faut savoir, comme le dit Claude LUCAS éminent géologue, que c’est le cas de ce côté des Pyrénées ; entre Hèches et Rebouc, on a préféré dévier la D929 plutôt que combler un effondrement du sol. Cette méthode du zigzag sera-t-elle appliquée dans le tunnel ?
- En ce qui concerne les retombées économiques, le leurre est beaucoup trop grossier. Un tunnel ne sera jamais rentable ici, à l’endroit où le massif est le plus large entre la France et l’Espagne !
Avons-nous tant d’argent à gaspiller au point de franchir un obstacle là où il est le plus imposant !
De plus contrairement aux Alpes, les Pyrénées ont des voies maritimes à chaque extrémité, offrant des alternatives et donc une concurrence pour l’exploitation et l’amortissement d’un ouvrage aussi colossal : nous avons entendu ce soir un montant de 10 milliards d’euros !!
Dés lors, si aucune raison logique n’existe, quelle est la vraie motivation de ce projet Saint-Simonien, digne du règne de Napoléon III, déjà mentionné dans le département en 1898, comme le disait M. Bech dans son introduction. Alors pourquoi sommes-nous réunis ici ce soir ?   
Pour Le RÊVE ! Le rêve de quelques acteurs politiques, qui veulent, en reliant Toulouse à Saragosse, voir la ville rose devenir beaucoup plus grosse que sa voisine d’Aquitaine. Les Hautes-Pyrénées ne sont choisies que pour leur situation géographique, sûrement pas pour le développement économique départemental. Comme la vallée des Gaves s’est opposée au projet, la dernière chance est en Vallée d’Aure et, pour éviter une autre mutinerie de la population, la réunion de ce soir s’adresse uniquement aux maires !
 
J’ai donc une question pour, je cite, “les responsables politiques favorables au projet de NTP”  (au moment de la question il ne restait plus que M. Henri Forgues!):
L’économie de la vallée et ses environs reposant grandement sur le tourisme, savez-vous quelle est la force attractive des Pyrénées ?
Pour quelles raisons un citadin vient acheter une maison en Vallée d’Aure ?
Que viennent chercher les montagnards suisses ou savoyards sur les pics pyrénéens ?

Les réponses sont multiples, mais ça n’est sûrement pas pour voir un chantier pharaonique de 20 ou 30 ans éventrer la montagne (30 ans entendus ce soir même) ; et moins encore pour voir des camions chargés sur des trains, filer vers le sud, emportant nos usines et nos emplois délocalisés hors d’Europe.
 
Le Pays des Nestes bénéficie d’un art de vivre et d’un environnement particulièrement riches. Ce sont de précieux atouts à notre époque ; les renier au nom d’un projet, quel qu’il soit, serait une grave erreur. Aucun progrès ne se fait en opposant le développement à l’existant, sans courir le risque d’hypothéquer l’avenir !
 
En post scriptum, je rappelle que la solution d’un tracé aérien jusque Arreau ou Saint-Lary est aussi probable qu’une entrée à Hèches.
 
La réponse de M. Henri Forgues, quoique minable, fut jubilatoire, puisqu'il m'a rappelé que contrairement à moi, lui était né dans les Pyrénées ! C'est consternant, voire effrayant.

Ma petite intervention fut peut-être insignifiante, mais symbolique pour toutes les personnes qui ne se reconnaissent pas dans ce projet .


                                                Eric LEMARCHAND

Publié le 31 octobre 2009 :

Nouvelle Traversée des Pyrénées
ou Traversée Centrale des Pyrénées :
Droit de réponse du Collectif d’Elus
en Vallée d’Aure et des Nestes.

Suite à la parution dans la Dépêche du Midi du 27 Octobre 2009  de l’article «TCP : le projet est sur les rails», le Collectif d’Elus en Vallée d’Aure et des Nestes, association dont l’objet est de veiller au respect des principales règles démocratiques concernant le projet prioritaire européen N°16 intitulé «Traversée Centrale des Pyrénées», ne peut que réagir.

Une réunion « d'information » a été  organisée jeudi dernier, à La Barthe-de-Neste, par l'association Nouvelle Traversée des Pyrénées (NTP) et par Eurosud Transport, association de lobbying financée par la région Midi-Pyrénées. 

Une trentaine d’élus du Pays des Nestes ont assisté à cette réunion de lobbying où Vivendi était aussi invitée...

L’article paru dans la Dépêche du Midi parle d'un projet transeuropéen d’autoroute ferroviaire à grande vitesse et à grande capacité dédié au transport de marchandises. Mr Henri Forgues, Maire, Conseiller Général  et Président du Pays des Nestes conclut que : «80% des Elus du Pays des Nestes y sont favorables». Cette affirmation, qui ne correspond à aucune réalité, est digne non pas d’un élu mais d’un... lobbyiste ! Que fait Mr Forgues de la pétition d’élus qui demandent depuis 1 an l’organisation d’un débat préalable sur la TCP ? Que fait Mr Forgues de l’engagement qu’il a pris, lorsqu’il nous a reçus le 27 janvier 2009, d’organiser une réunion débat sur l'opportunité du projet au sein du Pays des Nestes, dont il est Président ? Serait-ce du mépris envers les élus qui sont au plus

proche de la population ?

Le Conseil syndical du Pays des Nestes, dont Mr Forgues est le Président, est composé de 58 membres représentant les 138 Communes : il se réunit une fois seulement  par an afin de voter le compte administratif et le budget. Au-delà, le Bureau, composé des seuls 7 conseillers généraux  et du Maire de Lannemezan,  décide et met en œuvre  toutes sortes de projets, y compris la NTP avec tunnel par la Vallée d'Aure. Comment se fait-il que des décisions aussi importantes soient prises dans des conditions aussi opaques ? Les autres élus, la population, n’ont-ils pas leur mot à dire ? Où est la transparence ?

Il nous semble que chaque représentant élu a un devoir de circonspection, de prudence et de transparence quand un tel projet transeuropéen s’approche du  territoire sur lequel il a été élu.

Alors qu’un Groupement Européen d’Intérêt Economique (GEIE) vient d’être créé pour développer ce projet, le Collectif d’élus souhaite exprimer son inquiétude face à toutes ces actions de lobbying (d’Eurosud transport, de Vivendi...) et sa légitime exigence quant à un débat éthique sur le projet de Traversée Centrale des Pyrénées.

Le Collectif d’élus alerte les élus et la population des Vallées d'Aure et des Nestes sur toutes ces manœuvres politiques qui font la part belle au lobbying tous azimuts.

Le Bureau du Collectif d’Elus en Vallée d’Aure et des Nestes : Jean-Louis ANGLADE (CADEAC), Sylvie DAJAS (HECHETTES), Luigi MADEO (SARRANCOLIN), Jacques BURET (Jézeau), Virginie LOISEL (GRAILHEN),Marc DELOBELLE (Cadéac), Sandrine FERRAN (LABASTIDE), Franck NERIN(BAZUS AURE), Inès ESCATAFAL (BARRANCOUEU).


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Mis en ligne le 29 mars 2009 :
Les échanges sur les conséquences du creusement d'un tunnel de basse altitude dans les Pyrénées Centrales, et plus précisément par la Vallée d'Aure, vont bon train dans la presse locale
. Après qu'un des spéléologues qui explorent en ce moment le Réseau souterrain d'Ardengost se soit ému des risques que pouvait engendrer un tel chantier sur le sous-sol, un géologue, "drivé" par l'ancien président de l'association de lobbying NTP, lui répond dans la Dépêche du Midi du 28/02/2009.
Voici notre réaction à cet article.

Publié le 28/02/2009 :

Lannemezan. NTP : un géologue est pour

Transport. Un géologue soutient le projet de Nouvelle Traversée des Pyrénées.


Christian Bouquet, géologue retraité du Bureau de recherche géologique et minière (BRGM), chargé de mission dans les Pyrénées, spéléologue, ne partage pas le point de vue d'Yves André, spéléologue du réseau Ardengost, qui s'était prononcé contre toute traversée des Pyrénées, dans nos colonnes, le 13 janvier dernier, car jugée «incompatible avec la protection de la nature et de ses richesses souterraines». Il s'était en particulier opposé au projet de Nouvelle Traversée des Pyrénées (NTP) au prétexte que l'on ne sait pas comment le sous-sol va réagir.

Christian Bouquet affirme, pour sa part, que l'impact du creusement d'un tunnel sur le domaine souterrain dans un paysage rocheux est «peu conséquent quant aux dégradations susceptibles d'être commises, sauf en cas de traversée directe de la cavité intéressée ». Il cite en référence des études suisses réalisées le long de tracés autoroutiers au voisinage de grottes; l'élargissement et l'encaissement sur plusieurs mètres de profondeur de la route départementale 904-1041 (itiréraire bis de dégagement de la vallée du Rhône par le Pouzin, Privas, Alès, Nîmes).

"Là aussi, l'étude entreprise a montré l'absence d'effets significatifs. On peut donc raisonnablement envisagerune très faible probabilité de dégradation sur le gouffre des Charentais et la résurgence de la Hèche, en vallée d'Aure, du côté de Jézeau, Fréchet Aure", déclare le géologue.

«C'est donc faux de dire que le projet de Nouvelle traversée des Pyrénées est incompatible avec la protection de la nature et de ses richesses souterraines. On sait comment le sous-sol va réagir à l'aide de plusieurs exemples. De plus, la grotte d'Ardengost se situera à pIus de 2 km du tracé. On ne prend pas de risque pour le domaine souterrain», conclut Christian Bouquet.

"Lui, c'est son métier", ajoute Christian Castéran, le président d'honneur, fondateur de l'associatior Nouvelle Traversée des Pyrénées, pour renforcer la teneur des propos tenus par Christian Bouquet.

Réaction d'EPINE :

Le 28 février 2009, dans la Dépêche du Midi, paraissait un article intitulé : "NTP : un géologue est pour " . Ce géologue répondait aux craintes émises par Yves ANDRÉ, spéléologue porte-parole du groupe qui explore actuellement le réseau souterrain d’Ardengost, qui redoutait les conséquences de tels travaux sur le sous-sol.
Nous ne mettons pas en doute les compétences de Christian BOUQUET.
Il nous semble qu’il prend en compte, uniquement, l’impact qu’aurait le creusement de la NTP sur les cavités souterraines. On ne peut réduire à ce seul domaine les risques que Yves ANDRÉ et beaucoup d’autres personnes de la vallée et d’ailleurs redoutent.
Certes, le réseau d’Ardengost, situé en versant droit de la Neste n’a pas grand chose à redouter de travaux qui se dérouleraient sur le versant gauche de la Neste, mais il faut savoir que les couches géologiques sont parallèles à l’axe de la chaîne Pyrénéenne et donc coupées perpendiculairement par la vallée d’Aure. Ce qui signifie que la zone calcaire, dans laquelle Yves André et son équipe ont découvert  les merveilles du gouffre des Charentais, traverse la vallée. Le risque existe donc  également rive gauche.

Monsieur BOUQUET cite des exemples d’études ou de chantiers menés un peu partout en France ou en Suisse où « là aussi, l’étude entreprise a montré l’absence d’effets significatifs » .
Ce professionnel de grand mérite, comme semble le qualifier Christian CASTÉRAN , aurait dû, au lieu de s’appuyer sur des études concernant des lieux situés à plus de 400 Km de la vallée d’Aure , entreprendre des études sur place ou prendre en compte celles qui ont déjà été réalisées par d’autres géologues professionnels, tout aussi compétents que lui.
Un domaine aurait dû attirer son attention : celui de l’hydrographie souterraine. Nous, simples néophytes, en observant la carte des captages d’eau potable dressée par la DRASS Midi-Pyrénées en 1997, nous comptons plus de 31 captages d’eau souterraine sur le versant gauche de la Neste (voir la carte) . Point n’est besoin d’avoir fait de longues études pour déclarer que, vu la densité des captages répertoriés sur la dite carte en vallée d’Aure, nous sommes le principal château d’eau des Hautes-Pyrénées. Le projet envisagé est un tunnel de basse altitude, soit entre 600 et 700 m, altitude correspondant  celle de la vallée. Le tunnel traversera donc toute la zone sensible qui alimente toutes ces sources, avec à la clé des pollutions inévitables liées aux boues, poussières et produits chimiques générés par le chantier.
D’autre part un gros risque existe quant  au tarissement de la nappe. Lors du creusement de la LGV Bologne-Florence en Italie, ce sont 45 millions de m3 qui ont été perdus du fait de la baisse des nappes phréatiques suite à l’hémorragie hydrique sur le chantier (42 m3 /mm). Veut-on prendre le risque d’être dans une situation similaire, a devoir être approvisionnés par des camions citerne ?
Pour étayer notre ressenti, reportons-nous aux travaux de Claude LUCAS, géologue de formation et professeur des Universités de Toulouse. Dans la fiche 8 de la plaquette intitulée "Route géologique du Pays des Nestes" , ouvrage destiné à définir des cheminements d’observation géologique auprès du grand public, il traite des "Eaux souterraines de Sarrancolin, Ilhet et Rebouc" .
Voici quelques passages concernant plus particulièrement les sources du Vivier de Sarrancolin :
"Printemps 1969, pluie abondante, la neige fond, toutes les sources du Vivier coulent, donnant jusqu’à 5m/seconde (le débit d’étiage est régulier, à 100 litres/seconde). Réservoir aquifère volumineux, le massif calcaire, dont la porosité est importante, peut être vulnérable aux pollutions en cas d’activités humaines mal conduites. Avec une minéralisation de 170 mg/litre, légèrement au-dessus de la composition normale des eaux douces, le Vivier évide la montagne à raison de 1,5 tonne de roche (calcaires et dolomies) par jour ! soit 206 m3 par an. Les sources du Vivier sont étagées à partir du ruisseau visible à l’ouest de l’église jusqu’à la grotte de la cascade, émergence supérieure, au fonctionnement exceptionnel. L’eau a une température  de 8,4°C en période normale (soit autour de 350 jours par an). La quantité d’eau annuelle, pluie et neige  est de l’ordre de 1000 litres / mètre carré, la surface du bassin versant jusqu’au Bassia est voisine de 10 km2. Plusieurs gouffres sont connus dans cette montagne, l’un (Coume Bère) dépasse un peu 300 m de profondeur, mais aucun n’a encore permis d’accéder à des galeries s’approchant de Sarrancolin."
Rapide à l’échelle géologique la dissolution des roches carbonatées pose aussi aux constructions humaines divers soucis de stabilité. Les travaux et projets de travaux dans ces terrains nécessitent une approche technique fine, coûteuse etc...
 Claude LUCAS de conclure la fiche par ceci :
"L’idée d’un tunnel ferroviaire dans ces montagnes, où les massifs calcaires se succèdent rapidement sur une centaine de km entre Lannemezan et l’Aragon, est coupable de négliger la vulnérabilité des colossales réserves d’eau contenues dans ces massifs."

Lors du percement du tunnel sous le Perthus, une partie de la voûte du tunnel s’est effondre entraînant une excavation de 80 m de diamètre qui a été comblée avec du béton. Est-ce ainsi que  l’environnement est protégé ?

Monsieur BOUQUET peut minimiser sans crainte les conséquences de la NTP car il n’engage pas sa responsabilité morale future éventuelle, contrairement à nos élus pro-NTP, de la Présidente du Conseil Général au simple Conseiller Municipal, en passant par nos députés. Encore faut-il souligner la prise de conscience d’autres élus locaux, à l'attitude plus responsable, qui, sans se prononcer pour ou contre la NTP, demandent qu’une information soit faite et qu’un débat sur l’opportunité de la TCP soit organisé.


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Mis en ligne le 18/03/2009
A l'occasion de la nouvelle année, la Présidente du Conseil Général des Hautes Pyrénées, par le biais de la revue éditée par le même Conseil Général, a présenté ses vœux aux lecteurs. Parmi les grands projets figurait la réalisation de la TCP. Dans le même numéro, on trouve un article vatant les mérites d'une liaison Saragosse-Toulouse par Lannemezan. Nous ne pouvions rester silencieux à la lecture de cet article.

Paru dans la revue du Conseil Général
des Hautes Pyrénées (janvier 2009)

18 mars 2009

Réponse d'EPINE aux voeux de la
Présidente du Conseil Général

 

Madame la Présidente du Conseil Général,


L'associations Epine s'adresse à vous qui avez souhaité que 2009 voit le dossier TCP/NTP progresser.

Nous sommes opposés à tout projet de tunnel ferroviaire destiné au transport de fret sous la chaîne pyrénéenne, nous vous rappellons que vous ne pouvez plus désormais déclarer que la population de la vallée d'Aure soutient votre position. 

Le déroulement de la soirée du 13 novembre à Saint-Lary (à laquelle vous étiez absente bien que votre participation fut annoncée)  et la création d'un Collectif d'élus de la vallée d'Aure demandant un débat préalable sur l'opportunité du projet NTP montrent à l'évidence qu'il n'y a pas de consensus en faveur du projet NTP.
 

D'autre part, la publication dans le magazine d'information du Conseil Général de la photo d'un tunnel bucolique pour chemin de fer à voie étroite illustrant l'article TCP Saragosse Toulouse nous a fait froid dans le dos.
De deux choses l'une :
 - Ou vous ignorez vraiment l'ampleur et le genre des travaux qu'il faudrait envisager en vallée d'Aure, ou ailleurs, pour faire passer les tunnels nécessaires à ce type de projet. En ce cas il vous faudrait vous informer au plus tôt avant de promouvoir la destruction irrémédiable des sites fragiles, dont vous avez la responsabilité, et voués à ce jour au tourisme, à l'agriculture de montagne, et au pastoralisme.
 

 - Ou, ce qui n'est guère plus rassurant, vous versez dans la désinformation et prenez vos électeurs pour des demeurés ignares en leur faisant prendre des vessies pour des lanternes et croire que le tunnel pourra ressembler à la photo que vous avez choisie pour illustrer votre article.


Enfin, nous affirmons, et nos arguments sont forts et bien étayés, que les Hautes-Pyrénées n'ont pas besoin d'un tunnel ferroviaire de transport de fret.

 

La crise mondiale de la finance et de l'économie, la récession qui nous guette,   les récents évènements en Guadeloupe, devraient vous faire comprendre qu'il est désormais nécessaire de re-localiser les productions, de rapprocher les lieux de production des lieux de consommation et de promouvoir des échanges équitables, autrement dit, d'envisager un avenir plus tourné vers l'homme que vers le profit.
 

Vous utilisez l'argent public pour des études à des fins de propagande pro-tunnel puisque votre opinion est déjà faite !
Vous demandez à ces études de vous apporter des arguments qui auraient dû présider à votre décision !

 

Est-ce pour masquer une réalité incontournable, à savoir que le financement d'infrastructures aussi gigantesques est assuré pour l'essentiel par des dépenses publiques au profit de sociétés privées internationales (qui ne conçoivent les Hautes-Pyrénees que comme un inconvénient au développement de leurs affaires) avec, comme dégâts collatéraux, le renforcement des délocalisations, donc la perte de nos emplois et la destruction de l'atout majeur de notre vallée, son capital paysager.
 

Dans le cadre d'un développement durable et environnemental, un tel projet ne peut être que négatif.

Nous sommes en droit d'attendre de votre part une politique conforme à votre engagement


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