À propos du S.N.I.T.

La Traversée Centrale des Pyrénées (TCP) vient d’acquérir une existence officielle en étant inscrite, en dernier rang, dans le Schéma National des Infrastructures de Transport (SNIT).

Consulter le rapport du SNIT

Voici les deux pages où on évoque la TCP :

 

Le journal La Dépêche du Midi a publié les réactions des tenants et opposants de la TCP, voici ces différents articles expurgés des photographies et illustrations qui les accompagnaient.

 

Article du 15 juillet 2010

Articles du 20 juillet 2010

Article du 22 juillet 2010

Article du 4 sept. 2010

Article du 7 sept. 2010

Article du 20 sept. 2010

 

Article de la Dépêche du Midi publié le 15/07/2010 – Recueilli par G.B.

Un grand tunnel sous les Pyrénées

Le ministre du Développement durable, Jean-Louis Borloo, vient pour la première fois d'inscrire la traversée centrale des Pyrénées dans le schéma national des infrastructures. De quoi faire repartir ce dossier au long cours. Jean-Louis Borloo vient de boucler l'avant-projet de schéma national des infrastructures de transports (Snit). Promis dans le cadre du Grenelle de l'environnement, il fixe pour les vingt ans à venir les priorités d'investissement pour le pays. Et le message est clair : la priorité n'est pas à la route ! Sur les 170 milliards d'euros d'investissement programmés, seuls 4,5 % sont consacrés au bitume. Du coup, les projets ferroviaires et notamment la traversée centrale des Pyrénées (TCP) se retrouvent propulsés sur le devant de la scène. Serpent de mer datant de 1994, le projet a suivi les montagnes russes. Tantôt jeté aux oubliettes à cause de l'opposition des riverains ou du coût du chantier, tantôt remis au goût du jour, le projet de traversée centrale semble devenir une réalité.

En effet, l'inscription par le ministre du Développement durable est la première officialisation de ce projet titanesque de la part de l'état français. La traversée centrale porte le numéro 26 dans le plan Borloo et doit être lancée après 2 020. Fortement soutenue par l'Espagne qui veut à tout prix casser cette barrière naturelle pour rompre l'isolement routier et ferroviaire de la péninsule, la TCP semble cette fois être sur les rails.

L'idée est de désengorger les deux extrémités de la chaîne pyrénéenne des flots de camions en mettant en place le ferroutage entre la France et l'Espagne par une voie centrale sous la montagne. Jusqu'à huit tracés ont été suggérés alors que le ministère des Transports en a étudié en profondeur quatre, même si un faisceau tient plus la corde que les autres (voir infographie ci- dessous). Même si le projet est programmé au-delà de 2020, il n'en reste pas moins urgent pour Midi-Pyrénées, toujours acculé à la chaîne pyrénéenne. En 1985, 3 800 camions traversaient les Pyrénées tous les jours. Aujourd'hui, ces chiffres ont explosé puisqu'on recense 4,8 millions de poids lourds par an alors que la croissance du trafic entre la France et l'Espagne atteint 8 à 9 % annuellement.

MIDI-PYRÉNÉES, BASE ARRIÈRE DE L'EUROPE DU SUD

Le projet chiffré entre cinq et sept milliards d'euros offrirait une opportunité unique à Toulouse et à sa région de devenir une base arrière logistique de toute l'Europe du Sud. Déjà, la zone Eurocentre à Castelnau-d'Estrètefond (31) accueille le port sec de Barcelone prenant ainsi une véritable dimension multimodale.

Reste à lancer les études techniques et réfléchir au financement qui, compte tenu des montants, ne pourra se réaliser que sous la forme d'un partenariat public-privé. L'Europe est prête à participer à 50 % au financement des études et soutiendra le dossier puisque voilà déjà huit ans que Bruxelles avait inscrit ce projet au schéma transeuropéen de transports. Une nouvelle zone logistique à l'image de celle de Saragosse (baptisée « plaza ») qui est devenue la première d'Europe avec 9 000 salariés sera nécessaire pour structurer l'acheminement des poids lourds du sud de l'Europe vers le reste du continent. Réduire les nuisances des poids lourds et créer de l'emploi, un cocktail gagnant pour les Pyrénées.

«Une chance historique»

Jean-Louis Chauzy, président du Conseil économique et social régional.

La décision de Jean-Louis Borloo en faveur de la traversée des Pyrénées est-elle une bonne nouvelle ? C'est une décision historique ! ça fait quinze que le Conseil économique et social Midi-Pyrénées se bat pour faire avancer ce dossier. Cette inscription au schéma national des infrastructures de transports est le premier acte. Le projet est enfin sur les rails.

Pourtant, la TCP a suscité de vives oppositions en fonction des tracés qui étaient à l'étude... à l'époque oui. Aujourd'hui, nous avons atteint un consensus puisqu'une délibération commune a été adoptée par le conseil général des Hautes-Pyrénées et par le consei l régional Midi-Pyrénées sur le projet de tracé Lannemezan-Arreau. C'est le seul tracé pour lequel nous avons un consensus. Les Espagnols et les Portugais sont aussi favorables au projet qu'ils ont soutenu le 2 juin dernier à Madrid devant le ministre des Transports français, Dominique Bussereau. On prévoit 30 000 poids lourds par jour en 2020 dans les Pyrénées. La TCP permettra d'éviter ce mur de camions. Quelle ville pourrait accueillir la nouvelle zone logistique ? C'est toute la région Midi-Pyrénées qui profitera de cette nouvelle voie. C'est une chance historique. Les départements de la Haute-Garonne, des Hautes-Pyrénées bien sûr mais aussi du Gers peuvent se positionner. Il faut en finir avec Midi-Pyrénées comme cul-de-sac de l'Europe ! La chaîne pyrénéenne est la dernière barrière de l'Europe longue de 500 kilomètres. Quelle est la prochaine étape ?

Le ministère du Développement durable doit nous communiquer les tracés qu'il a étudiés afin de préparer le lancement de l'enquête publique dès 2013 pour une réalisation après 2020.

Hèches tient la corde

Jusqu'à huit tracés ont été mis sur la table pour la traversée centrale des Pyrénées. Mais au fil des années certains dossiers ont été écartés. Le dernier en date était le tracé béarnais, Pau-Canfranc. En effet, la crise financière a eu des conséquences directes sur la poursuite des grands chantiers programmés par l'État espagnol et le ministère de l'Équipement a décidé d'annuler les travaux sur la ligne ferroviaire de Canfranc, adjugés notamment entre La Peña et Anzánigo. Il retarde sine die le reste de l'opération dans laquelle il allait investir 10M€ de Huesca à Canfranc. C'est donc un coup d'arrêt net au tracé Pau-Canfranc.

Le tracé alternatif passant sous le Vignemale a quant à lui été rapidement écarté en raison de l'opposition des habitants. L'itinéraire qui avait la faveur des Aragonais par la vallée des Gaves près d'Argeles-Gazost a également perdu du terrain car l'opposition côté français était vive, notamment de la part de l'association Actival. Le conseil général des Hautes-Pyrénées s'est clairement déclaré favorable à l'axe Hèches- Bielsa car l'option par la vallée d'Argelès, prolongée par un tunnel sous le Vignemale, aurait pénalisé le tourisme et porté préjudice aux

sites religieux de Lourdes. Le tracé le plus consensuel pour l'instant tant côté français qu'aragonais reste la liaison par la vallée d'Aure: Lannemezan-Hèches puis Bielsa en Espagne. Reste à savoir où débutera le tunnel : à Hèches ou plus en amont dans la vallée; et où il finira, à Bielsa ou plus au sud dans la magnifique vallée aragonaise du rio Cinca.

Après, ce sera au tour des TGV de voyageurs

L'idée du Conseil économique et social régional (CESR) est de plaider pour trois tunnels en un. Un pour le ferroutage, un pour les trains voyageurs et un pour la sécurité. Car le projet initial officiellement baptisé « liaison ferroviaire en tunnel basse altitude, à grande capacité de fret » exclut le transport de voyageurs. Car l'objectif est de détourner le trafic routier. « Nous pousserons au maximum pour que le transport de voyageurs soit pris en compte dans les études, même si ce volet n'intervient que dans un second temps » assure Jean-Louis Chauzy.

Compte tenu des coûts et de la durée du chantier (7 à 8 ans de travaux), l'option voyageurs n'est pas prioritaire. Pourtant obtenir le plus vite possible un TGV structurant pour la partie Atlantique de l'Europe est une brique indispensable à la réalisation d'un véritable réseau grande vitesse. Cette possibilité n'est pourtant pas enterrée puisque le schéma national des infrastructures de transports de Jean-Louis Borloo a également inscrit un barreau ferroviaire.

LE TGV APRÈS 2020 À L'ÉTUDE

Il relierait la LGV Bordeaux-Bayonne à Pau voire Tarbes. Ce projet est également programmé au- delà de l'horizon 2020 soit pour la même période que la traversée centrale. Difficile de ne pas y voir plus qu'une coïncidence. Une ligne grande vitesse permettrait ensuite de rejoindre Saragosse de l'autre côté des Pyrénées puis tout le réseau espagnol. Les alternatives maritimes proposées à la traversée centrale perdent de la vitesse car elles ne permettraient qu'un délestage de 5 % du trafic de poids lourds.

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Publié le 20/07/2010 08:41 | A. Maillé.

Traversée des pyrénées :  l'entrée du tunnel en vallée d'Aure ?

L'annonce faite par Jean-Louis Borloo, le ministre du Développement durable, de l'inscription de la Traversée Centrale des Pyrénées (TCP) dans le schéma national des infrastructures (voir notre édition de dimanche sous le titre « Tunnel sous les Pyrénées ») n'a pas manqué de faire réagir, par communiqué, le Collectif d'élus de la vallée d'Aure et des Nestes qui est fermement opposé à ce projet de Traversée des Pyrénées par la vallée d'Aure, et qui demande un débat préalable sur l'opportunité du projet. Interrogés par téléphone ils ont précisé leur position au nom du collectif.

« Nous apprenons que ce projet offrirait une chance unique à Toulouse de devenir une base arrière logistique de toute l'Europe, avec la zone Eurocentre de Castelnau-d'Estretefond (31). Donc, exit et oubliée la plateforme multimodale de

Toujours selon le collectif : « à la lecture de l'article, la précision concernant l'itinéraire du tunnel devient plus floue. Où débutera ce tunnel d'une longueur annoncée de 45 km environ, destiné au passage d'une autoroute ferroviaire transeuropéenne à grande vitesse et à grande capacité, destinée au transport de fret. Pourquoi pas à Guchen, Bazus-Aure, Sarrancolin, Camous, Guchan, Vielle-Aure, Saint- Lary, ou Tramezaygues ». Et où finira-t-il ? À Bielsa, ou plus au Sud, dans la magnifique vallée aragonaise de Rio Cinca ».

 

 

PUBLIÉ LE 20/07/ 2010 11:11  RECUEILLI PAR A.MAILLÉ.

Lannemezan. Les élus du  Collectif  négligés

 

Selon le communiqué des élus du collectif de lavallée d'Aure : « Nous apprenons que, pour M. Chauzy, président du Conseil Économique et Social Régional et d'Euro Sud Transports, il s'agit d'une chance historique et que par ailleurs, aujourd'hui, nous avons atteint un consensus puisqu'une délibération commune a été adoptée par le conseil général des Hautes Pyrénées et par la région. En évoquant un consensus (politique).

M. Chauzynéglige l'action du collectif d'élus en vallée d'Aure et des Nestes qui, au travers d'un texte d'une motion, demande le retrait du projet de Traversée centrale des Pyrénées dont l'opportunité n'a jamais été démontrée. J.-L. Chauzy néglige donc plus de 130 élus (maires, adjoints, conseillers municipaux) qui ont signé une pétition demandant que l'opportunité du projet de la Traversée centrale des Pyrénées soit étudiée. Ce projet d'un coût avancé de 10 milliards d'euros, datant des années « 90 », ne mériterait-il pas une analyse adaptée à la nouvelle donne économique ? »

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La Dépêche du Midi, publié le 22/07/2010 A. Maillé.

Traversée des Pyrénées

Lannemezan. « C'est une certitude le tunnel se fera ! »

Les membres du bureau de NTP examinent l'avant-projet publié par le ministère de l'Écologie et du Développement durable./Photo A. Maillé.

L'annonce de l'inscription de la Traversée centrale des Pyrénées par un tunnel ferroviaire va dans le sens du projet défendu par Nouvelle Traversée de Pyrénées. (NTP).

Jean-Pierre Bech, le président de Nouvelle Traversée des Pyrénées (NTP), est satisfait. L'annonce faite par le ministère de l'écologie et du Développement durable d'inscrire la Traversée centrale de Pyrénées par un tunnel ferroviaire, au schéma national des infrastructures, confirme le bien-fondé et la justesse de l'action menés jusque-là par l'association. Qui, rappelons-le, milite pour le percement du tunnel ferroviaire entre Hèches, sur le plateau de Lannemezan, et l'Espagne.

C'est sûr, le tunnel se fera, se satisfait le président. Et d'ajouter : « Pour autant, cela ne signifie pas encore que le trajet Hèches/Bielsa soit le tracé qui sera retenu, parmi d'autres, malgré les nombreux atouts du plateau de Lannemezan. Il serait regrettable qu'un tel aménagement ne passe pas par notre territoire pour cause d'un manque de mobilisation, des élus politiques, des acteurs économiques et de la population ».

« Sachant, précise J.-P. Bech que, que nous militons pour une entrée du tunnel à Hèches et non pas plus en amont, en vallée d'Aure. À cet égard, nous sommes très clairs. Nous pouvons comprendre l'inquiétude légitime des populations quant à l'implantation de l'entrée du tunnel au cœur de la vallée d'Aure, mais, il faut savoir que l'ensemble des élus du département ou de la région qui défendent ce projet n'ont jamais envisagé une telle solution. Un départ du tunnel en vallée d'Aure ne présente aucun intérêt et n'est basé sur aucun fondement sérieux.

Du côté espagnol, on semble intéressé par un tracé débouchant sur le Plateau, qui possède le potentiel pour y implanter une zone logistique raisonnablement dimensionnée, une gare à destination du trafic voyageur, ou pourquoi pas une plateforme d'entretien du tunnel, avec toutes les retombées économiques inhérentes. »

Encore du chemin à parcourir

L'inscription de la traversée des Pyrénées Toulouse-Saragosse au Schéma national des transports de latraversée centrale des Pyrénées ne signifie pas pour autant que le combat de NTP est gagné, que la TCP passera par le plateau de Lannemezan. Un tracé parmi beaucoup d'autres.

Ce tracé est soutenu par le Conseil général des Hautes-Pyrénées et par la région. Pour J.-L. Chauzy, le président d'Eurosud Transport : « Eurosud Transport et ses partenaires attendent désormais les consultations prévues à la rentrée ainsi que le débat au Parlement et s'emploieront à la mobilisation des acteurs économiques et des élus afin que tout le Sud-Ouest mais aussi nos voisins espagnols indiquent avec force leur volonté de voir aboutir ces projets.

Certes, des questions restent en suspend et notamment le financement de ce réseau mais des solutions existent et les études doivent continuer d'avancer pour rattraper les retards pris ces vingt dernières années ».

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La Dépêche du Midi, publié le 4 septembre 2010. - Béatrice DILLIES

Polémique autour de la traversée des Pyrénées

Raymond Vall le craint. Jean-Louis Borloo a fait une fausse joie à la région Midi-Pyrénées, en juillet, en inscrivant pour la première fois la traversée centrale des Pyrénées (TCP) dans le schéma national des infrastructures de transport.

Le sénateur-maire PRG de Fleurance, dans le Gers, vient en effet ce recevoir le dit rapport en tant que membre de la commission sénatoriale sur le désenclavement et la désindustrialisation ces régions. Et  là, surprise : il a découvert que le projet 26, effectivement Inscrit au rapport, n'était pas positionné sur l'axe Saragosse/Lannemezan, comme souhaité par le conseil régional ainsi que par les conseils généraux des Hautes-Pyrénées, du Gers et du Lot-et-Garonne. Mais qu'il passait par l'Ariège, relançant du coup les spéculations sur une TCP par le col du Puymaurens.

« Un Coup fatal pour la ruralité » -

« C'est encore Toulouse qui va ramasser la mise, proteste l'élu gersois. C'est pour le tracé Agen/Saragosseque nous nous battons avec les maires ce Lannemezan, Auch et Agen. Le seul capable de réactiver les lignesTarbes/Pau et Auch/Agen. Au lieu de ça, on veut faire disparaître les voles ferrées de fret. Donc, c'est uncoup fatal pour la ruralité. Alors que la traversée en ferroutage par Lannemezan conduirait à se poser la question : comment on va de Lannemezan à Agen ? Et donc, pourquoi pas, de rénover la ligne existante, avec pour résultat une réflexion sur le positionnement de la gare TGV à Agen ! »

Raymond Vall est d'autant plus en colère qu'il volt dans « l'effet d'annonce » du mois de juillet un trompe-l'œil. « Il n'y a pas ce budget associé au projet dans le rapport, même pour la liaison par Foix. Il n'y a pas un centime pour engager les premières études. Pour défendre une position, il faut des études, tempête ainsi l'élu gersois. Le Conseil Général des Hautes-Pyrénées a déjà engagé un budget de 100 000 € pour les premières études, il y a plus d’un an ! Qu'attend l'État ? »

L'autre sujet de préoccupation, pour lui, ce sont les routes nationales. « Ce schéma, une fois voté, engagera l'État jusqu'en 2030, dit-il. SI nous ne devons rien avoir, d’ici vingt ans, sur la RN 124 et sur la RN 21, au-delà de ce qui est déjà engagé, c'est la catastrophe ! La mobilisation du Grand Sud est nécessaire pour que les problématiques de notre région soient prises en compte avant 2030. Sinon, on meurt. »

Une perspective que Raymond Vall ne peut même pas envisager.

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La Dépêche du Midi, publié le 7 septembre 2010.

J EAN -L OUIS C HAUZY

Le président du Conseil économique et social régional rencontrera jeudi le directeur de cabinet de Jean-Louis Borloo, ministre du développement durable, pour défendre le projet de traversée centrale des Pyrénées par Arreau (65). L’occasion aussi de faire avancer les projets d'autoroute de la région notamment entre Rodez et Séverac-le-Château.

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Communiqué de l'association EPINE :

L’entrée du tunnel au cœur de la vallée d’Aure ?

Une voie ferrée de fret à grande vitesse en aérien jusqu’à Arreau ou St Lary !!

Le projet de Traversée Centrale des Pyrénées est  de nouveau à la Une de l’information. Il vient d’être intégré à l’avant projet du schéma national des infrastructures de  transports (SNIT) présenté par M. Borloo. C’est le dernier de la liste des infrastructures inscrites.
Il   budgétise une ligne de 200 km de voie ferrée à hauteur de 5 à 10 milliards d’euros. Ce projet serait à lancer après 2020. La distance entre Saragosse et Toulouse est de 330 km. Que représente  le projet inscrit dans le SNIT ? La partie française, le projet en entier ?

Dans son édition du 15 juillet la Dépêche du midi donne le chiffre de 45 km comme longueur du tunnel dans le projet par la vallée d’Aure. Ce chiffre, repris dans le journal régional FR3 Sud du 27 juillet 2010, est révélateur : nous sommes maintenant certains qu’une voie ferrée aérienne remontera la vallée, avant de pénétrer dans la montagne à hauteur d’Arreau ou de St-Lary.

Un retour en arrière est nécessaire pour plus de compréhension. Entre 1996 et 2002 des études sont menées parallèlement des deux côtés de la chaîne.

Pour le Conseil Régional Midi Pyrénées, les cabinets SETEC et SYSTRA présentent deux passages dans les Hautes Pyrénées, dont un en vallée d’Aure avec entrée à St Lary ou Arreau.

Côté espagnol, Transpirenaica étudie, pour un tunnel d’environ 40 Km, diverses possibilités de traversée dont une entre Ainsa et Arreau.


Le projet qui vient d’être inscrit au SNIT sera donc l’un de ceux étudiés par Midi Pyrénées ou par l’Aragon et non pas celui , très irréaliste, pour ne pas dire fantaisiste, entre Hèches et Bielsa choisi à l’unanimité par le Conseil Général.

Lors de sa séance du 24 octobre 2008, le Conseil Général des Hautes Pyrénées a voté la réalisation d’une étude intitulée : " Traversée Centrale des Pyrénées Toulouse / Saragosse  par l’itinéraire Lannemezan / Hèches / Bielsa.  Etude des Impacts Socio-économiques et Environnementaux"  qui devait être remise fin 2009. Son coût de 150 000 € est financé à parité entre le Conseil Général et la Région Midi Pyrénées. À ce jour, le résultat de cette étude n’a pas été publié. 
C’est notre argent qui a servi à financer l’étude demandée par les Conseils Général et Régional, les résultats doivent nous être communiqués, de droit. Il est temps qu'une information sincère et complète soit fournie à la population de la vallée d'Aure sur les vrais enjeux, si le projet se réalisait :
- Où passerait exactement le tracé aérien avec son emprise de 70 à 200 mètres, soit une moyenne de 9 hectares au kilomètre ?
- Qui y perdrait sa résidence, son gîte, ses appartements locatifs, son hôtel, son camping, son restaurant ? Qu'en serait-il de cette richesse économique ?
- Qui devrait céder ses pâturages plats et fauchables, ses champs ?

Toute la vallée doit se mobiliser pour que soit enfin connu le contenu réel du projet."

M. Chauzy parle d’un consensus entre le Conseil Général et le Conseil régional sur le tracé par la vallée d’Aure. 

Nos élus, en acceptant le passage de la TCP par la vallée d’Aure, l’ont sacrifiée sur l’autel de la mondialisation.

Alors que la pertinence d’un tel projet n’est toujours pas démontrée, les habitants, qui seront directement touchés par les nuisances générées par la construction puis l’exploitation d’une voie ferrée aérienne en vallée d’Aure, sont actuellement écartés de la problématique comme s’ils n’existaient pas.

Pour continuer à vivre dans de bonnes conditions en vallée d’Aure, toute la vallée doit se mobiliser contre ce projet.

L’association EPINE  vous invite à  la rejoindre pour manifester plus efficacement votre opposition à ce projet détestable.

 

EPINE (Ecologie Pyrénées Initiative 

Nature et Environnement)

Mairie 65130 AVEZAC

Site Internet : www.epine-avezac.com

Email : contact@epine-avezac.com